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Exposition. David HOCKNEY. Espace / Paysage
27 janvier 1999 - 26 avril 1999
France, Paris, Centre Georges Pompidou / Mnam - Galerie sud / Galerie Nord
Notes : Commissaire : Didier Ottinger, conservateur au Musée national d’art moderne Centre Georges Pompidou
Un parcours rétrospectif et thématique, des années 60 aux peintures les plus récentes retraçant les étapes et recherches de David Hockney dans le domaine du paysage.
Le peintre anglais David Hockney recherche des solutions inédites de suggestion picturale de l'espace. Il rassemble pour le Centre Georges Pompidou les leçons apprises de ses collages photographiques, de ses peintures abstraites, celles déduites de ses décors d'opéra, et peint le Grand Canyon américain.
Communiqué de presse:
Le Centre Georges Pompidou, Musée national d'art moderne/Centre de création industrielle, présente du 27 janvier au 26 avril 1999 dans la galerie Sud, l'exposition ''David Hockney, Espace/Paysage''. Cette manifestation, réalisée en collaboration avec la Kunst-und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland, Bonn (26 mai - 19 septembre 1999) et le British Council, se propose de montrer à travers un parcours thématique et rétrospectif les recherches les plus récentes dans le domaine de la peinture de paysage.
Cette exposition a été réalisée avec le soutien de : Ernst & Young
Sur une surface d'environ 1000 m2, l'exposition ''David Hockney, Espace/Paysage'' réunit une cinquantaine d'oeuvres (peintures, photographies et installations), des années soixante à aujourd'hui, relatives au paysage qui, depuis une date récente, est au coeur des recherches du peintre anglais.
Né en 1937 à Bradford (Yorkshire), David Hockney est rapidement devenu l'un des artistes vivants les plus populaires. Sa personnalité, devenue emblématique des ''swinging sixties'' londoniennes est aussi célèbre que son oeuvre. La popularité de son oeuvre tient à sa création d'un monde à la fois intime et universel.
Le parcours de l'exposition contribue à former trois ensembles d'oeuvres :
Les premiers paysages américains peints par l'artiste recourent à des solutions plastiques directement issues du Pop Art. Ainsi, Rocky mountain with tired indians, (1965), juxtapose les clichés folkloriques de l'ouest américain à la façon d'un collage. Jusqu'au milieu des années 70, le dialogue ironique et critique qu'il établit avec la peinture formaliste, les relations étroites que son art engage avec l'hyperréalisme, marquent ses paysages d'un souci rigoureux de planéité qui le conduit même, un temps, à délaisser ses brosses au profit du rouleau. Comme nombre de ses tableaux peints au milieu des années 60, A Bigger Splash est bordé par un cadre blanc peint sur la toile elle-même. Cet artifice qui, se référant à la photographie ou à l'édition, souligne le caractère artificiel, plat de ses images, en autorise par contre-coup un plus grand réalisme. Dans la série des grands double-portraits des années 70, Hockney réintroduit la profondeur en recourant à une construction perspectiviste des plus traditionnelle. Le Parc des Sources, Vichy, 1970, constitue l'aboutissement d'une série d'oeuvres qui renouent avec cet espace classique.
Au milieu des années 70, David Hockney cherche les voies d'une possible sortie du naturalisme qu'il vient d'expérimenter avec ses grands double-portraits. Un véritable tournant s'opère en 1975 avec Kerby, oeuvre inspirée d'un frontispice gravé par Hogarth pour un manuel destiné aux apprentis perspectivistes. Cette interprétation de l'oeuvre de Hogarth conduit David Hockney à explorer des solutions inédites de suggestion de l'espace. Le motif de la chaise qu'il interprète au milieu des années 70, lui permet d'expérimenter un système de ''perspective inverse''qui projette le point de fuite de la composition derrière le spectateur. Cette construction permet à David Hockney de concevoir des tableaux qui sont comme autant de pièges optiques qui se referment sur les spectateurs.
Au milieu des années 80, la pratique de la photographie révèle à l'artiste les moyens d'une réinterprétation du cubisme. Ces solutions, qui lui permettent de concevoir l'espace ondoyant de AWalk around the Hotel Courtyard, Acatlan, (1985), remettent radicalement en cause la notion de perspective classique.
Enfin, les peintures abstraites (Very News paintings) de la fin des années 80, ouvrent un troisième temps des recherches d'Hockney dans les domaines de l'espace et de son application à la peinture de paysage. Ces expériences de décorateur d'opéra trouvent une application figurative dans les paysages de sa région d'origine, le Yorkshire, qu'il peint pendant l'été 97. Cette série de peintures est aussi une célébration.
Pour l'exposition du Centre Georges Pompidou, l'artiste a conçu deux vastes panoramas du Grand Canyon américain, dans lequel se lisent à la fois les leçons de Thomas Moran (1837-1926), peintre comme lui originaire du Nord de l'Angleterre et celles des spéculations de Picasso sur un espace polyfocal, celles enfin du chromatisme fauve. D'une dimension imposante (207 x 744,2 cm), ces oeuvres, composées de 60 toiles, appliquent à la peinture les leçons des collages photographiques des années 80.
Etre artiste pour David Hockney, ''c'est recycler, arpenter et condenser l'Histoire de l'art''. Cette exposition, à travers ces trois grands ensembles montrera comment David Hockney a toujours pour souci d'intégrer dans ses oeuvres les recherches et expérimentations de ses contemporains tant dans le domaine plastique que spéculatif.
Commissaire de l'exposition Didier Ottinger, Conservateur au Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou
Scénographe Laurence Lebris
Noms cités:
HOCKNEY David Bradford, 1937-
Peintre et graveur anglais
[ Liens sur le web ]
1968, Documenta IV
Allemagne, Cassel
1975, Exposition Le désespoir du peintre
France, Jouy-en-Josas
1977, Documenta VI
Allemagne, Cassel
1979, Exposition Nouvelle Sujectivité
Belgique, Bruxelles, Palais des Beaux-Arts
1982, Exposition David HOCKNEY
France, Paris, Centre Georges Pompidou / Mnam - Galeries contemporaines et Forum, expositions individuelles
1995, Biennale de Venise
Italie, Venise
1997, Exposition Sunshine & Noir. L.A. Art 1960-1997
Danemark, Humlebaeck, Louisiana Museum of Modern Art
1998, Exposition. The Astrup Fearnley Collection's newest acquisitions
Norvège, Oslo, Astrup Fearnley Museum of Modern Art
OTTINGER Didier conservateur au Musée national d’art moderne Centre Georges Pompidou
1992, Cycle de conférences: L'art contemporain en question
France, Paris, Galerie nationale du Jeu de Paume
1998, Colloque. L'art contemporain : jeux et enjeux d'un débat.
France, Chalon-sur-Saône. Espace des arts