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Marc FUMAROLI, L'Etat culturel. Essai sur une religion moderne.
1991
Notes : [Livre polémique qui défend une conception ultra élitiste de la culture, dénonce les "loisirs de masse", les "produits [culturels] de consommation" à quoi pousse le ministère de la culture avec le "tout culturel". MALRAUX, en fixant comme mission de son ministère de "rendre accessibles les oeuvres capitales de l'humanité, et d'abord de la France, au plus grand nombre possible de français: assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel et favoriser la création des oeuvres de l'art et de l'esprit qui l'enrichissent." (Décret du 24/7/1959), aurait ouvert la voie à la domination de la "culture audiovisuelle". La culture, selon Marc FUMAROLI, est affaire individuelle: "Les arts ne sont pas des plats divisibles indéfiniment et égalitairement. Ce sont les échelons d'une ascension: cela se désire, cela ne s'octroie pas". MALRAUX disait: "La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert". Les revues Esprit et Le Débat entrent dans la polémique, plutôt contre Fumaroli. On peut aussi noter la récurrence du mot religion appliqué à la modernité par Jean Clair (De la modernité comme une religion, l'Echoppe, 1988) et ici par Fumaroli à la culture, à l'Etat culturel. (P.C.) ]
Noms cités:
MALRAUX André 1959, 1ère Biennale de Paris
France, Paris, Musée d'art moderne de la ville de Paris
1965, André MALRAUX: Le musée imaginaire