Rétrospective Allan MCCOLLUM

07 mars 1998 - 29 juin 1998

France, Villeneuve d'Ascq (59), Musée d'art moderne

"Première rétrospective en France de l'artiste américain Allan McCollum, artiste ayant participé dans les années 80 au mouvement simulationniste. A travers une oeuvre abondante, originale et sérielle, Allan McCollum développe une réflexion critique sur la peinture, la sculpture et la photographie et sur la notion même d'oeuvre d'art et d'objet unique. "

Notes :

[Le Musée d'art moderne présente pour la première fois en France, une importante exposition à caractère rétrospectif, consacrée à l'artiste américain Allan McCollum.

A travers une oeuvre abondante, originale et sérielle, Allan McCollum (né en 1944 à Los Angeles) développe depuis la fin des années 1960 une réflexion critique sur la peinture, la sculpture et la photographie.

A partir de 1978, il entreprend la série des Surrogates Paintings (Peintures subrogées), installations de tableaux encadrés peints d'une couleur monochrome qui sont pour lui un moyen d'interroger l'objet-peinture, son statut et son identité, ainsi que les notions d'unicité et d'authenticité de l'oeuvre d'art.

Parallèlement, Allan McCollum réalise la série des Perpetual Photos (Photos perpétuelles), photographies de plans de séries télévisées dans lesquels apparaît un tableau, dont le détail est isolé et agrandi jusqu'à ne plus être lisible.

La référence à l'objet unique est très présente dans l'oeuvre de McCollum, et notamment dans la série des Perfect Vehicles (Véhicules parfaits) (1985), vases agrandis à l'échelle humaine, réalisés en béton peint et qui ne différent entre eux que par leur couleur. L'objet perd ici sa fonction utilitaire pour ne garder que sa dimension décorative. Les Individuals Works (1987), séries constituées de plus de 10.000 petits objets, tous différents les uns des autres par leur forme, font allusion au mode de production industrielle.

Commencés en 1988, Les Drawings (Dessins) sont des ensembles de dessins réalisés sur un mode combinatoire et présentés sous la forme de grandes installations envahissant l'espace muséal.

A partir des années 90, Allan McCollum choisit ses références non plus dans le monde de l'art et de l'objet mais dans la nature. Les séries The Dog from Pompei (1990), Lost Objects (1991), et Natural Copies from the Coal Mines of Central Utah (1994), sont constituées de moulages peints d'empreintes ou de traces d'animaux disparus faisant référence aux origines du monde et à la transmission d'un savoir par la nature. L'impressionnant dispositif de présentation qui joue sur l'accumulation et la répétition, invite à une méditation sur la disparition, la mort.

Allan McCollum nous donne ainsi à réfléchir sur les modes de production et de circulation des objets et images de notre culture, ainsi que sur nos origines et la fragilité du monde.

source: http://www.nordnet.fr/mam/]


Noms cités:

MCCOLLUM Allan

Los Angeles, Californie, Etats-Unis, 1944-

Biographie

[ Liens sur le web ]

1988, Exposition Art at the end of the social - 38 artists from New York
Suède, Malmö, Rooseum, Center for contemporary art
 
1990, Exposition Allan McCOLLUM
Suède, Malmö, Rooseum, Center for contemporary art
 
1997, Exposition A house is not a home. Everyday objects in contemporary sculpture
Suède, Malmö, Rooseum, Center for contemporary art
 
1997, Exposition Objects of Desire: The Modern Still Life
USA, New York, Museum of Modern Art
 
1999, Exposition. The Museum as Muse: Artists Reflect
USA, New York, Museum of Modern Art